GUNNAR STAALESEN ( 1947 –          )

Gunnar Staalesen, né le 19 octobre 1947 à Bergen, est un écrivain et dramaturge norvégien, auteur de nombreux romans policiers.

Il étudie l’anglais et le français et fait des études supérieures en littérature à l’Université de Bergen, où il reçoit le grade universitaire de candidatus philologiæ. Il travaille ensuite au Den Nationale Scene, le plus important théâtre de Bergen, où il fera jouer, à partir des années 1980, plusieurs de ses pièces de théâtre.

Il commence à publier des romans en 1969. Outre deux recueils de nouvelles, seize d’entre eux, et les plus célèbres, sont des romans noirs influencés de Raymond Chandler qui mettent en scène Varg Veum, un ancien salarié de la Protection de l’Enfance devenu détective privé après avoir eu la main un peu trop lourde sur un dealer, et qui s’occupe désormais d’aller chercher des fugueuses jusqu’à Copenhague ou d’enquêter sur des meurtres, non sans que son grand ennemi de la police de Bergen, Muus, lui mette des bâtons dans les roues. Varg est divorcé, ressasse encore et toujours ses déboires passés et présents avec la gent féminine, tout en noyant ses pensées dans l’aquavit.

Au fil des romans le lecteur s’immerge dans le Bergen des années 1980 en pleine transformation urbaine, où règnent le meurtre et la toxicomanie. Un Bergen de paradoxes, de maisons cossues et de taudis, de prostituées et d’avocats renommés. La vision sociale très réaliste de l’auteur porte un coup sérieux au célèbre modèle social scandinave.

[ Douze des seize romans policiers ayant pour héros Varg Veum ont été adaptés au cinéma. Le personnage y est incarné par l’acteur Trond Espen Seim. ]

 Le Loup dans la bergerie ( 2001 ) – Bukken til havresekken ( 1977 )

 Pour le meilleur et pour le pire ( 2002 ) – Din, til døden – ( 1979 )

Alors qu’il s’ennuie ferme dans l’attente d’une nouvelle enquête, Varg Veum voit débarquer dans son bureau un petit garçon. C’est Roar. Il s’est fait voler son vélo. Son premier réflexe : ouvrir l’annuaire et chercher un détective privé. Quoi de plus naturel ! Varg, démuni par tant d’innocence, accepte de relever le défi. Pour cela, il doit passer par Joker et sa bande, qui terrorisent tout le monde, y compris Wenche, la mère de Roar, dont il fait la connaissance. Se pourrait-il que notre (si) solitaire détective tombe amoureux ? Mais voilà, le lendemain, coup de fil de Wenche : cette fois-ci, c’est Roar qui a disparu. Là, ça devient vraiment du sérieux. Détective privé jusqu’au bout des ongles, seul, plutôt moche, Varg Veum sillonne la nuit de Bergen, grosse ville côtière de Norvège. Après  » le loup dans la bergerie « ,  » Pour le meilleur et pour le pire  » est le deuxième volume d’une série consacrée à Veum. Une douzaine d’ouvrages pour se frotter aux délices du polar venu du froid.                                                                                              Babelio

La belle dormit cent ans ( 2002 ) – Tornerose sov i hundre år ( 1980 )

La Femme dans le frigo  ( 2003 ) –  Kvinnen i kjøleskapet ( 1981 )

Qui connaît le port norvégien de Stavanger ? Que sait-on des hommes et des femmes employés sur les plates-formes pétrolières du large où les hélicoptères tournent parfois comme des brindilles avant de s’écraser ? Ce monde est un mystère fait de solitude et de calme trompeur. Ancien salarié à la Protection de l’enfance devenu détective pour avoir eu la main lourde sur un type qui prostituait une gosse en perdition, Varg Veum se rend dans cette ville étrange transformée par l’or noir. Une mère d’une soixantaine d’années l’a chargé de retrouver son fils disparu du jour au lendemain. Un garçon sans histoires. La logeuse confirme. L’appartement est vide. Aucune trace de désordre… A un détail près : dans le frigo, le corps sans tête d’une femme…                                                   Babelio

La nuit, tous les loups sont gris ( 2005 )-I mørket er alle ulver grå( 1983 )

Et beaucoup d’autres…



JUSSI ADLER-OLSEN ( 1950 –           )

Jussi Adler-Olsen est est un écrivain danois. Depuis 2007, Jussi Adler-Olsen s’est spécialisé dans une série de romans policiers dont Dossier 64, qui a été la meilleure vente de livres en 2010 au Danemark ; ainsi il a reçu cette année-là la distinction du meilleur prix littéraire danois, le prix du club des libraires : les boghandlernes gyldne laurbær ou « lauriers d’or des libraires ».

Série Les Enquêtes du département V

Vol. 1 – Miséricorde  ( 2011 ) – Kvinden i buret ( 2007 )

Pourquoi Merete Lyyngaard croupit-elle dans une cage depuis des années? Pour quelle raison ses bourreaux s’acharnent-ils sur la jeune femme ? Cinq ans auparavant, la soudaine disparition de celle qui incarnait l’avenir politique du Danemark avait fait couler beaucoup d’encres. Mais, faute d’indices, la police avait classé l’affaire. Jusqu’à l’intervention des improbables Carl Morck et Hafez el Assad du Département V*, un flic sur la touche et son assistant d’origine syrienne. Pour eux, pas de cold case…

Couronné par les prix scandinaves les plus prestigieux, de La Clé de Verre aux Golden Laurels des libraires, le thriller de Jussi Adler-Olsen, première enquête de l’inspecteur Morck, est un véritable phénomène d’édition mondial.                                     Babelio

Grand prix  2012 des lectrices de Elle ( catégorie Policier )

Prix du Livre Robinsonnais 2012  ( catégorie Policier )

Prix 2013  des lecteurs du Livre de poche

Prix Plume d’or du thriller international 2013

Coup de cœur de La Griffe Noire 2014

Prix d’honneur 2014 Boréales/Région Basse-Normandie du polar nordique

*Le Département V       …Si le tenace mais borderline policier Carl Mørck tape dans l’ultra classique – mais un polar sans flic à la ramasse, c’est un peu comme un cassoulet sans chantilly, ça ne présente pas de réel intérêt! le débat est ouvert…- , l’excellente surprise vient de son acolyte, Hafez el Assad, missionné pour assister dans cette course contre le temps son si peu sympathique et attachant supérieur nouvellement promu à la tête du département V dans le but d’éclaircir les affaires non élucidées. Quoi de plus logique que des cold case en Norvège? Assad, semblant posséder le charisme et les compétences d’un Deschien, présente cependant les caractéristiques d’un véritable couteau Suisse. Le genre de type à vous donner le montant d’un billet, sa date d’édition et son pays d’origine rien qu’en l’entendant plomber le sol dans son dos. Étonnant non? [ … ] une écriture nerveuse et intelligente qui pose très rapidement les jalons de ce que l’on pressent comme bigrement excitant et de fait, la sauce prend, le lecteur est happé du début à la fin et referme ce premier volet heureux d’avoir découvert un énième mais talentueux auteur de polars Nordique!                                                    lehane-fan sur Babelio

Vol. 2 – Profanation ( 2012 )  – Fasandræberne ( 2008 )

Vol. 3 – Délivrance ( 2013 ) – Flaskepost fra P ( 2009)

Vol. 4 – Dossier 64 ( 2014 ) – Journal 64 ( 2010 )

A la fin des années 80, quatre personnes disparaissent mystérieusement en l’espace de quelques jours. Jamais élucidée, l’affaire se retrouve sur le bureau du Département V. Carl Mørck et ses improbables assistants, le réfugié syrien Assad et la pétillante Rose, ne tardent pas à remonter jusqu’aux années 50 où s’ouvre un sombre chapitre de l’histoire danoise : sur la petite île de Sprögo, des femmes sont internées et stérilisées de force sous la direction du docteur Curt Wad, obsédé par l’idée d’un peuple « pur ». L’une d’elle, patiente n°64, est Nete Hermansen… Plongé dans une terrible histoire de vengeance, Mørck enquête cette fois dans le milieu politique opaque d’une société danoise où l’influence des extrêmes se fait sentir. Jussi Adler-Olsen se surpasse en entremêlant passé et présent d’une main de maître, sans renoncer à son humour plus acéré que jamais.                           Babelio

Prix Clé de verre 2010

Vol. 5 – L’Effet papillon ( 2015 ) –  Marco Effekten ( 2012 )

Vol. 6 – Promesse ( 2016 ) –  Den grænseløse ( 2014 )

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KARIN FOSSUM ( 1954 –         )

Karin Fossum est une écrivaine norvégienne. Elle a débuté par la poésie. Son premier recueil de poésie lui a valu le prix des débutants Tarjei Vesaas en 1974. En 1995, elle se lance dans le roman policier. Dans son pays, on la surnomme « la reine du crime » ; ses romans remportent toujours un vif succès et lui valent de nombreuses récompenses. Plusieurs de ses romans ont été adaptés au cinéma ou à la télévision.

Série Inspecteur Sejer et Skarre

L’Œil d’Ève ( 1999 ) –  Evas øye (1995)

Ne te retourne pas ! ( 2002 ) – Se deg ikke tilbake! (1996)

L’inspecteur Konrad Sejer est soulagé lorsque Ragnild, 6 ans, est ramenée à son domicile saine et sauve après avoir disparu pendant plusieurs heures, provoquant la panique de ses parents. Une affaire qui aurait pu s’arrêter là. Mais le lendemain, la mère de Ragnild appelle le commissariat. Le fillette était en promenade autour de l’étang du Serpent avec le simplet du village, Raymond. Ils y ont vu une femme étendue nue dans la boue. Le cadavre est celui d’une adolescente de 15 ans. Annie Holland était jolie, intelligente, sportive, équilibrée, et aimée de ses voisins dont elle gardait souvent les enfants. Bien que la mise en scène du corps puisse le laisser croire, il ne s’agit pas d’un viol. Dans ce petit village où tout le monde se connaît, les rumeurs ne tardent pas à se répandre et la liste des suspects s’allonge. Depuis quelques mois, Annie l’extravertie s’était renfermée. Qu’était-il arrivé à la jeune fille bien sous tous les rapports pour qu’elle se désintéresse brusquement de toutes ses activités habituelles, que cachait-elle ? Une fillette de six ans est portée disparue. Peu de temps après, le cadavre de l’adolescente Annie Holland est découvert sur la commune d’un petit village où tout le monde se connaît. L’inspecteur Konrad Sejer est encore (après celle de L’œil d’Eve) confronté à une nouvelle affaire complexe.                                                                                 Babelio

 

Une petite fille disparaît au coeur d’un village norvégien. Tout le monde se lance à sa recherche. Quelques heures plus tard, elle réapparaît. Saine et sauve. Mais elle raconte avoir découvert un cadavre près de l’étang. Une enquête commence. A sa tête, un vieux flic posé, expérimenté, malin au possible, qui va peu à peu démêler les mystères qui tournent autour de la vie de cette jeune femme découverte morte. Polar très classique, roman bien noir et très bien ficelé, et surtout une atmosphère excellente. C’est d’ailleurs très simple, une fois terminé on n’a plus qu’une envie, découvrir une autre enquête de ce vieux flic !                                                                      Joa sur Babelio

Et aussi

Celui qui a peur du loup (2005 )

Le diable tient la chandelle ( 2006 )

Secondes Noires ( 2008 )

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PETER HøEG ( 1957 –          )

Peter Høeg est un écrivain danois qui a connu la célébrité avec son roman Smilla et l’Amour de la neige (1992), qui lui vaut le prix Clé de verre et qui est adapté au cinéma sous le titre Smilla * par Bille August en 1997. Ce roman subtil a joué un rôle majeur dans la renommée du roman noir scandinave…

Høeg fait des études supérieures à l’Université de Copenhague. Après une période incertaine –  globe-trotter, marin, professeur de sport, acteur et danseur – il se lance dans l’écriture en 1988.

‘La grande diversité de ses activités imprègnent ses romans et nouvelles dont l’accès souvent difficile bénéficie toutefois d’une parfaite maîtrise des genres, d’une érudition très technique et d’une passion souvent contrastée pour son propre pays. Si elle s’apparente au polar ou au roman noir, son œuvre semble échapper à cette classification par trop rapide. Le thème récurrent de la disparition qui déclenche une enquête devient rapidement le prétexte à une quête spirituelle très sombre, parfois fiévreuse jusqu’au délire.’               Wikipedia

Smilla et l’Amour de la neige ( 1995 ) – Frøken Smillas fornemmelse for sne ( 1992 )

Smilla connaît la neige. Groenlandaise, expatriée au Danemark, elle garde de son enfance une perception aigue et un amour incommensurable pour les paysages immaculés. Quand le petit Esajas se tue en tombant du toit d’un immeuble, elle ne croit pas à un accident. Smilla sait lire les empreintes sur la neige : ce ne sont pas celles d’un enfant qui jouait, mais celles d’une proie qui cherchait à s’enfuir…

 « Cela tient du roman fantastique à la Jules Verne, de la critique historico ethnographique, du polar arctique et du roman d’amour vache. Plus une ode aux mathématiques. Pas mal pour un seul livre.                                                                                         le cercle-points

*Avec Julia Ormond, Gabriel Byrne, Richard Harris et Vanessa Redgrave

Les enfants de la dernière chance ( 1997 ) – De måske egnede ( 1993 )

‘Une lecture qui vous ronge comme de l’acide ! L’intrigue se déroule au Danemark à la fin des années 60. Pourtant on est bien loin de mai 68, des mouvements de révolte et de la vague d’émancipation qui caractérisent ces années-là, on a plutôt l’impression que les personnages de ce roman évoluent au début du 20ème siècle. Ce livre nous raconte la vie (ou plutôt la survie) d’enfants et d’adolescents ballottés d’orphelinats en maisons de redressement qui finissent par se retrouver dans une école expérimentale ayant pour but de tester de nouvelles méthodes éducatives. le narrateur se penche sur son passé,  nous raconte par flash-back son enfance brisée, les brimades, les humiliations, la faim, la peur, les coups, le quotidien d’enfants, interdits par le personnel d’encadrement, de lier la moindre amitié entre eux. Des liens improbables vont pourtant se tisser entre [ … ] trois cabossés par la vie, qui vont se retrouver solidaires dans les épreuves et tenter de trouver des solutions pour échapper à un univers que l’on pourrait presque qualifier de carcéral.’

Leo Lechat  sur Babelio

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Jo Nesbø ( 1960 –          )

Jo Nesbø, né à Oslo, est un écrivain et scénariste norvégien, auteur de romans policies et de littérature d’enfance et de jeunesse.

Le foot l’économie, la littérature et la musique

Né d’un père patron d’une société de transports et d’une mère libraire, Jo Nesbø se destinait à devenir footballeur professionnel mais une rupture des ligaments croisés a stoppé sa carrière. Il grandit à Molde puis devient diplômé de la Norwegian School of Economics à Bergen. Il est d’abord journaliste économique, puis se dirige vers la musique. Il est connu pour sa participation en tant qu’auteur, compositeur et interprète au groupe de pop Di Derre, l’un des plus célèbres en Norvège de 1993 à 1998.

Son premier roman policier, L’Homme chauve-souris (1997), remporte dès sa publication un grand succès public et critique. Il obtient le prix Riverton 1997 et, l’année suivante, le prix Clé de verre du meilleur roman policier scandinave de l’année, ce qui propulse son auteur sur le devant de la scène littéraire du polar scandinave. Il est parfois présenté comme le successeur de l’auteur suédois Henning Mankell.

Ses romans, assez proches de ceux de l’américain Michael Connelly et de son détective Harry Bosch, se révèlent moins lisses, moins politiquement corrects. En effet, les récits « se déroulent en Norvège, mais aussi à l’étranger, et sont l’occasion pour l’auteur de porter un regard acerbe sur son pays, dont il égratigne le modèle social-démocrate, mais aussi sur les autres cultures »  ( Dictionnaire des littératures policières Claude Mesplède )

Série Harry Hole

Harry Hole, acharné et intuitif, est un excellent inspecteur qui ne lâche jamais le morceau. Sa hiérarchie, régulièrement soucieuse de l’évincer, l’envoie aux quatre coins du globe faire face à des histoires impossibles, mélange de faits divers, de politique et d’Histoire… Loin des yeux, loin du cœur… Erreur ! Hole, comme le chat abandonné à mille kilomètres, revient toujours chez lui. Avec de nouvelles plaies mais toujours vivant.

                                                                                                             Editeur

L’Homme chauve-souris ( 2002 ) – Flaggermusmannen ( 1997)  – Prix Riverton 1997 et prix Clé de verre 1998

Les Cafards ( 2003 ) – Kakerlakkene ( 1998 )

Rouge-gorge ( 2004 ) – Rødstrupe ( 2000 )

Rouge-gorge, c’est le surnom d’un soldat mort qui continue pourtant de faire parler de lui. C’est aussi l’oiseau, discret comme le destin, qui vient à chaque porte, un jour, prendre son dû… L’inspecteur Harry Hole vient d’être muté à la surveillance des milieux néonazis de Norvège. Une seule consigne : faire le mort. Mais Hole le voudrait qu’il n’y parviendrait pas. Surtout si sa meilleure amie est retrouvée littéralement brisée sur un chemin de neige. Surtout s’il découvre qu’un Märklin, l’un des fusils les plus rares du monde, spécifiquement utilisé par le terrorisme international, est arrivé dans le pays… Le passé, prompt à rattraper le présent, refait surface avec une question lancinante : que s’est-il réellement passé il y a plus de cinquante ans dans les tranchées de Leningrad ?       ( 4ème de couverture du livre )

« Une palpitante enquête d’Harry Hole qui n’est décidément jamais aussi bon que quand l’intrigue se passe en Norvège. 600 pages de pur jus de café noir très serré avec quelques respirations bienvenues entre deux goulées. Comme toujours, l’écriture de Jo Nesbø est âpre, sèche, nerveuse. Passionnante. Le gars vous emporte et vous serre dans ses bras rugueux et ne vous lâche qu’à la dernière page, exsangue mais heureux. Même si on devine ou suppose le probable coupable assez tôt dans le livre, on reste scotché dans ces pages vénéneuses qui diffusent un poison lent mais tenace : l’addiction. Car l’intrigue est suffisamment riche pour qu’on veuille s’assurer d’y avoir vu clair. Et surtout, suivre les aventures d’Harry, sentimentales ou policières, est un réel délice. Ce personnage est prodigieux, il diffuse une empathie immédiate et obligatoire à son sujet. Souvent mélancolique, rarement le sourire aux lèvres, perclus de traumatismes, ce Droopy norvégien ne rend jamais les armes. L’autre intérêt du bouquin comme souvent dans la littérature scandinave est ce qu’elle nous dit des pays. Peu d’auteurs français de genre, à ma connaissance, font ce travail d’introspection sur les dessous noircis de leur pays. »                        SMadJ sur Babelio

Rue Sans-Souci ( 2005 ) – Sorgenfri ( 2002 )

L’Étoile du diable ( 2006 ) –  Marekors ( 2003 )  Prix Critiques libres 2009 dans la catégorie Policier – Thriller

«L’index gauche de Camilla Loen avait été sectionné. Et sous une paupière, on avait trouvé un diamant rouge en forme d’étoile à cinq branches». Ce crime n’est que le premier d’une étrange série débutée lors d’un été caniculaire sur Oslo. La presse à sensation peut annoncer en une et sans mentir que «Le voisin a goûté le sang» de la morte. Intuitif, acharné, rongé par le désespoir et confronté à des éléments corrompus de ses propres services, Harry Hole s’empare de l’enquête. Le modus operandi est toujours le même : l’ablation de l’un des doigts des victimes et la présence à proximité des corps mutilés d’un diamant en forme de pentagramme, symbole occulte plus connu sous le nom d’«étoile du diable». La police doit se rendre à l’évidence : un serial killer opère dans les rues de la capitale norvégienne et, si le signe est celui du démon, le diable est rarement celui auquel on pense…

Gallimard

Le Sauveur ( 2007)  – Frelseren ( 2005 )

Le Bonhomme de neige ( 2008)  – Snømannen ( 2007 )

Le Léopard ( 2011 ) – Panserhjerte ( 2009 )

Fantôme ( 2013 ) – Gjenferd ( 2011 )

Police ( 2014 ) – Politi ( 2013 )

Série Olav Johansen

Du sang sur la glace ( 2015 ) – Blod på snø ( 2015 )

Soleil de nuit ( 2016 ) – Mere blod ( 2015 )

Littérature d’enfance et de jeunesse

Série Professeur Séraphin

La Poudre à prout du professeur Séraphin ( 2009 ) – Doktor Proktors prompepulver ( 2007)

La Baignoire à remonter le temps ( 2010 )  – Doktor Proktors tidsbadekar ( 2008 )

Le Professeur Séraphin et la Fin du monde (ou presque) ( 2012 ) – Doktor Proktor og verdens undergang ( 2010 )

Prix Riverton 1997 for Best Norwegian Crime Novel of the Year (The Bat)

1998 Prix Clé de verre for Best Nordic Crime Novel of the Year (The Bat)

  • The Norwegian Booksellers’ Prize for Best Novel of the Year 2000 (The Redbreast)
  • The Mads Wiel Nygaards Bursary 2002 (Nemesis)
  • Best Norwegian Crime Novel Ever Written awarded by the Norwegian book clubs in 2004 (The Redbreast)
  • The Finnish Academy of Crime Writers’ Special Commendation 2007 for Excellence in Foreign Crime Writing (The Devil’s Star)
  • The Norwegian Booksellers’ Prize or Best Novel of the Year 2007 (The Snowman)
  • The Norwegian Book Club Prize 2008 for Best Novel of the Year (The Snowman)
  • Awarded the Norwegian Peer Gynt Prize 2013
  • Prix Palle-Rosenkrantz 2010 Trophée 813 romans étrangers 2016 prix Michel Witta

SARA BLAEDEL ( 1964 –          )

Sara Blaedel est une auteur danoise. Elle a travaillé pour la télévision, journaliste à partir de 1995 avant de devenir auteur.Sa série de romans met en scène l’enquêtrice Louise Rick, un immense succès dans 24 pays. En 1993, elle créa la maison d’édition « Sara B. » pour publier des traductions danoises de romans policiers américains.

En 2004, elle publie son premier roman « Grønt Støv » ( Green Dust ) qui remporta le Prix « Danish Crime Academy » du premier roman. Elle a été publiée pour la première fois en France en novembre 2015 avec le titre Les filles oubliées (7 ième tome de la série au Danemark ). Sara Blaedel a été élue meilleure romancière du Danemark quatre fois de suite.

Les filles oubliées ( 2015 )

Le corps d’une femme est découvert dans une forêt isolée du Danemark. Une cicatrice sur le visage aurait dû rendre son identification facile, mais personne n’a signalé sa disparition. Louise Rick, enquêtrice au Département des Personnes Disparues, lance un appel à témoins. Une femme âgée reconnaît la victime qu’elle a connue enfant. Il s’agit d’une certaine Lisemette, qui fut internée autrefois dans un hôpital psychiatrique. Comme les autres enfants de cette lugubre institution, Lisemette était une « fille oubliée », abandonnée par sa famille. L’enquêtrice fait alors une autre découverte troublante : la victime avait une sœur jumelle. Et toutes les deux sont censées être mortes depuis une trentaine d’années.       [ zonelivre ]

 L’avis de Sophie Peugnez sur zonelivre :

«  “Les filles oubliées” de l’auteur danoise Sara Blaedel est une très belle découverte. Ce roman s’inscrit dans une série qui compte déjà neuf tomes dans son pays. Celui-ci est le septième ( il n’est pas rare que les éditeurs étrangers achètent le best-seller ) des enquêtes de Louise Rick. L’atmosphère de ce thriller m’a fait pensé à la série tv “The Killing” sans la dimension politique et également aux romans policiers de Jussi Adler-Olsen avec son célèbre département V qui résout des cold-cases.

Sara Blaedel a réussit à créer un univers qui lui est propre. Efficace. Et qui m’a vraiment donné envie de découvrir tous ses romans. En effet, elle attache de l’importance à la vie de ses personnages. Car même si on sent que Louise Rick est un tournant de son existence avec la création de ce nouveau service, on aimerait en savoir plus sur les moments difficiles qu’elle a partagé avec son fils qu’elle chérit tout particulièrement. Personnage secondaire mais qui a son importance, sa meilleure amie, journaliste qui a tout mis de côté pour se consacrer à son “grand mariage”. Et comment ne pas évoquer Eik, flic qui a des soucis d’alcool mais avec qui toute jeune femme irait bien vider quelques verres…

[ Dans ce livre ] Sara Blaedel met en lumière des faits que l’on retrouve malheureusement dans de nombreux pays européens. Le destin de ces jeunes femmes (enfants) que l’on disait attardées et qui n’avaient plus de liens avec leurs proches. Des instituts loin de tous où la première règle était celle de silence. Il s’est passé des choses si terribles….    Une nouvelle auteur nordique que je vous invite vivement à découvrir. »

La série Louise Rick :

Grønt støv ( 2004 ) – Green Dust ** / Kald mig prinsesse ( 2005 ) – Call Me Princess / Kun ét liv ( 2007 ) / Aldrig mere fri ( 2008 ) – Farewell to Freedom ** / Hævnens gudinde (2009) / Dødsengelen ( 2010 )  / De glemte piger ( 2011 )…

Et aussi  Blue Blood (2012)**                                        

 **  [ publiés au Royaume Uni ]

Conseil donc : apprendre le danois et / ou l’anglais. Sinon attendre la prochaine traduction française…


OLIVIER TRUC ( 1964 –      )

Olivier Truc est un journaliste et écrivain français qui  habite Stockholm depuis 1994 et est correspondant au journal Le Monde pour les pays nordiques et baltes. Il amorce sa carrière littéraire en 2006.

Le Dernier Lapon qui a obtenu près de vingt prix dont le prix Quai du polar 2013, le prix Mystère de la critique 2013, le prix Michel-Lebrun 2013 et le Trophée 813 du festival Paris Polar – 2013. La série de poursuit avec Le Détroit du Loup en 2014 et La Montagne rouge en 2016.

Le Dernier Lapon ( 2012 )  

 On connaissait Joe Leaphorn et Jim Chee°, les flics de la police tribale navajo imaginés par Tony Hillerman°. Et Napoléon Bonaparte°, l’enquêteur aborigène créé par l’Anglo-Australien Arthur Upfield°. Et voici qu’apparaissent deux petits nouveaux, Klemet et Nina, de la police des rennes. Nous sommes à Kautokeino, dans le Grand Nord lapon, au moment où le soleil se décide enfin à renaître après quarante jours d’absence. Vingt-sept minutes d’ensoleillement, entre 11h14 et 11h41, un miracle ! D’ordinaire, Klemet et Nina gèrent tant bien que mal les conflits entre éleveurs, mais le vol au musée d’un tambour traditionnel jadis utilisé par les chamans, associé au meurtre d’un vieil éleveur solitaire et alcoolique, va brutalement casser la routine et renvoyer tout un pays à son passé…

Olivier Truc, journaliste, correspon­dant à Stockholm du journal Le Monde et du Point, se risque ainsi, à son tour, au polar ethnologique. Avec un beau succès ! Son roman a le charme un peu inquiétant des paysages qu’il met en scène, quand les immenses étendues désertiques disparaissent sous la neige et recèlent de multiples pièges. Le lecteur pénètre l’intimité d’une civilisation fascinante, assiste à la fin d’un monde, revient sur une expédition de Paul-Emile Victor en 1939 et même sur la mort d’un chaman, à la fin du XVIIe siècle, sur un bûcher dressé par un pasteur venu de Suède.

Olivier Truc montre les bouleversements contemporains, les luttes politiques entre autonomistes samis°° et partis d’extrême droite, les convoitises suscitées par les richesses minières du territoire lapon. Sans que jamais la fiction soit écrasée par l’érudition. Et l’on se dit, in fine, qu’on lirait volontiers la suite des aventures des policiers Klemet et Nina, comme on s’est attaché, des années durant, à celles de Joe Leaphorn et Jim Che.

Michel Abescat pour Télérama

° Nous y reviendrons un jour ou l’autre dans notre voyage…°° le territoire Sami sur lequel évolue la police des rennes couvre un espace vaste qui recouvre le nord de la Finlande, de la Suède et de la Norvège.

Le Détroit du loup ( 2014 )  

Hammerfest, petite ville de l’extrême nord de la Laponie. Les bords de la mer de Barents, le futur Dubai de l’Arctique… Tout serait parfait s’il n’y avait pas quelques éleveurs de rennes… L’histoire se déroule au printemps, quand la lumière ne vous lâche plus, obsédante. Autour du détroit du Loup qui sépare l’île où se trouve Hammerfest de la terre ferme, des drames se nouent. Alors que des rennes traversent le détroit à la nage, un incident provoque la mort d’un jeune éleveur. Peu après, le maire de Hammerfest est retrouvé mort près d’un rocher sacré qui doit être déplacé pour permettre la construction d’une route longeant le détroit. Et les morts étranges se succèdent encore. À Hammerfest, les représentants des compagnies pétrolières norvégiennes et américaines ont tout pouvoir sur la ville, le terrain constructible est très convoité, ce qui provoque des conflits avec les éleveurs de rennes qui y font paître leurs animaux l’été. Les héros de ce grand centre arctique de la prospection gazière sont les plongeurs, trompe-la-mort et flambeurs, en particulier le jeune Nils Sormi, un plongeur d’origine sami. Klemet et Nina mènent l’enquête pour la police des rennes. Mais pour Nina, troublée par les plongeurs, une autre histoire se joue, plus intime, plus dramatique. Les jeunes plongeurs qu’elle découvre lui rappellent ce père scaphandrier qui a disparu depuis son enfance. Subissant cette lumière qui l’épuise, elle va partir à la recherche de ce père mystère, abandonnant Klemet à sa mauvaise humeur, à ses relations ambiguës avec son ombre. Et c’est une police des rennes en petite forme qui va faire émerger une histoire sombre venue des années 1970, dévoilant les contours d’une patiente vengeance tissée au nom d’un code d’honneur venu d’un autre monde, montrant à quel prix a été bâtie la prospérité de la région. Deuxième roman d’Olivier Truc, Le détroit du Loup confirme les talents de raconteur d’histoire de l’auteur et sa capacité à nous emmener sur des terrains insoupçonnés.

Babelio

La Montagne rouge  ( 2016 )

 

La Montagne rouge est un polar venu du froid. Il s’agit du dernier roman d’OlivierTruc journaliste français en poste à Stockholm. Les lecteurs y retrouvent le duo d’enquêteurs formé par le vétéran Klemet et la jeune Nina, qui ont déjà charmé un large public dans deux premières intrigues, Le Dernier Lapon et Le Détroit du loup. Dans ce nouveau roman, l’auteur s’intéresse à une brigade réelle, chargée de contrôler l’élevage des rennes en Laponie et les conflits avec le reste de la population.  La Montagne rouge se trouve très loin des théâtres de deux premiers livres, qui se déroulaient en Laponie norvégienne », explique Olivier Truc. « Là, on descend brutalement d’un bon millier de kilomètres, c’est l’extrême sud de la Laponie, qui correspond au centre de la Suède. […] Ce sont aussi des zones forestières qui montent en pente douce vers les montagnes. Dans ces territoires, les éleveurs élèvent leurs rennes et c’est là que beaucoup de forestiers sont venus et exploitent la forêt au fil des siècles. »

La cohabitation entre forestiers suédois et éleveurs de rennes lapons est au coeur de cette nouvelle intrigue : des ossements humains sont retrouvés dans un enclos. Ces vieux os vont devenir l’enjeu d’une enquête passionnante et d’une terrible bataille juridique afin de prouver qui, des éleveurs de rennes ou des forestiers, ont les premiers occupé ces terres et peuvent en revendiquer la propriété.                                                     Bernard Lehut Journaliste RTL

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