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ADRIAN McKinty ( 1968 –       )

Après des études à l’université d’Oxford, Adrian McKinty part en 1993 à New York où il exerce des petits boulots ( barman, libraire, employé de sécurité, coach de rugby, représentant- porte à porte, bibliothécaire…) En 2000 on le trouve à Denver, Colorado, où il est prof dans le secondaire.  À partir de 2004, il se lance dans le roman noir avec À l’automne, je serai peut-être mort (Dead I Well May Be), premier titre d’une trilogie ayant pour héros Michael Forsythe, un ancien agent du FBI, autrefois responsable de l’arrestation d’un gang de mafieux de Boston et qui tente de refaire sa vie en Irlande du Nord. Cette trilogie place McKinty parmi les représentants de la nouvelle vague du polar irlandais, aux côtés de Ken Bruen, Declan Hughes° et John Connolly°°. Le journal britannique The Guardian le considère même comme un « maître du roman noir moderne, non loin de Dennis Lehane ». Pourtant, les romans de McKinty rappellent plutôt ceux de James Ellroy, en raison d’un recours fréquent et explicite à la violence, et ceux d’Elmore Leonard pour la présence en filigrane de l’ironie et de l’humour noir dans l’évocation lyrique de ses sombres univers.

En 2008, Adrian McKinty s’installe avec sa famille à Melbourne en Australie.

Adrian McKinty  écrit également des livres pour la jeunesse.

En 2012, il amorce une série de romans policiers historiques située pendant la guerre civile irlandaise des années 1980 et ayant pour héros le sergent Sean Duffy, un flic catholique en plein Ulster protestant.

The Cold Cold Ground ( 2012 ) – ( 2013 ) , le premier titre de la série. Deux homosexuels sont assassinés. Le meurtrier mutile les cadavres et arrache leur main gauche.

‘…près de Belfast, à Carrickfergus, [ … ] en 1981, au lendemain de la mort de Bobby Sands, terrassé par sa grève de la fin et l’intransigeance du gouvernement de Margaret Thatcher. C’est dans ce contexte tendu que Sean Duffy, qui a le défaut d’être un membre catholique du RUC, la police d’Irlande du Nord quasi-exclusivement protestante, se trouve confronté à un double meurtre d’homosexuels. Une affaire qui est loin d’intéresser une opinion publique et une presse concentrées sur les émeutes qui suivent les inexorables décès des grévistes de la faim de l’IRA, mais qui, pour Duffy, pourrait marquer les débuts d’un tueur en série n’ayant trouvé à se faire employer ni par les milices protestantes ni par les nationaliste catholiques : « On se retrouve quand même en page trois avec le titre « Double meurtre d’homosexuels : le RUC enquête » et , juste en-dessous, une belle photo de McCallister. -Ils auraient pu nous consacrer un peu plus de place, se plaint Brennan. Je veux dire, pour une fois qu’on a un vrai crime, un crime normal, non sectaire. C’est quand même inhabituel pour la région. » Sauf que, bien entendu, dans ce contexte et dans ce pays, rien n’est aussi simple et Sean Duffy va devoir naviguer dangereusement d’un bord à l’autre, du côté de chez les combattants catholiques, comme de celui des unionistes.                               Babelio

 

Dans la rue j’entends les sirènes ( 2013 ) – I Hear the Sirens in the Street ( 2013 )

Deuxième volet d’une trilogie remarquable, Dans la rue j’entends les sirè­nes met en scène le policier ­catholique Sean Duffy, au début des années 1980, en Ulster. Tensions, meurtres, attentats : l’Irlande du Nord sent la poudre et Sean veut juste faire son travail. Il enquête sur un homme dont seul le torse a été retrouvé, avec pour indice majeur un tatouage. Têtu et courageux, Duffy sait très bien que tout le monde lui ment et qu’on ne parle ­jamais à un policier. Mais il avance au milieu de la corruption, du racisme, de la guerre civile.

Comme dans le premier volet, Une terre si froide, Adrian McKinty ne se contente pas de développer une bonne intrigue, il nous plonge dans un pays où la violence est devenue routinière sans jamais être banale. Grave et cyni­que, drôle et tragique, ce roman noir est plus profond qu’il n’en a l’air. — C.F.     Télé rama

Vivement la traduction du 3e volet de la trilogie : In The Morning I’ll Be Gone ( 2014 )

 

° Declan Hughes et son détective privé Ed Loy [ The Wrong Kind of blood ( 2006 ) – Coup de sang ( 2010 ) ]               Prix du Polar Européen 2011

« Nous sommes en Irlande, celle d’après l’euphorie, frappée par la crise et la déprime, celle de l’exil, celle que l’on quitte comme le firent les émigrants du XIXe siècle et des années 30… Ed Loy, détective privé à Los Angeles, revient à Dublin enterrer sa mère et régler la succession. Un voyage qui ne devait pas excéder trois jours. Mais à Dublin, où vit Declan Hugues, malgré la spéculation immobilière et les nouveaux riches, rien n’a vraiment changé. Ou si, mais en pire. Les corrompus le sont davantage et les méchants de sa jeunesse et des terrains vagues sont devenus des tueurs appointés en limousine. Excellent. »      Le Point

°°John Connolly et son detective Charlie Parker, surnommé Bird mérite d’être évoqué ici. Les enquêtes ne se déroulant pas en Irlande, peut-être faudra-t-il attendre un voyage aux USA pour le retrouver… [  Every Dead Thing ( 1999 ) – Tout ce qui meurt ( 2004 ) ] une belle série qui commence.

‘Charlie Parker, un flic new-yorkais qu’on surnomme Bird, est parti se soûler après une dispute avec sa femme, un soir de décembre. En rentrant chez lui, titubant, Bird ne sait pas encore qu’il vient de franchir pour longtemps la porte de l’enfer : dans la cuisine, maculée de sang, gisent les corps atrocement mutilés de sa femme Susan et de sa fille Jennifer. Rongé par la culpabilité, Bird démissionne de la police et part sur les traces du monstrueux assassin. De New York à La Nouvelle-Orléans, il suit celui qu’on appelle le Voyageur, fin stratège et amateur de poésie macabre qui sème derrière lui des cadavres, comme autant d’appâts. La traque mène alors les deux hommes dans les bayous de Louisiane, qui digèrent lentement les victimes écorchées du Voyageur.’                  Babelio

Bonne lecture. Bon Voyage.

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