Le ciel était menaçant mais bien moins que les nouvelles du jour. Encore une fois, le président américain prenait plaisir à jouer à la guerre avec ses ennemis de toujours.

L’automne s’installait rapidement. La mer se jetait violemment sur les galets dans un bruit annonçant la tempête. Mais ça ne semblait pas effrayer l’homme qui marchait tranquillement sur le trottoir du boulevard Foch. Vers Sainte-Adresse.

Tous les passants le regardaient. Pas qu’il était mal habillé, ni trop étrange. Non! Mais parce que, comme si c’était parfaitement normal, un perroquet se tenait fièrement sur son épaule. La bête invectivait toutes les personnes qui osaient les regarder. Lui, manifestait une certaine indifférence.

L’homme et son oiseau s’arrêtèrent soudainement. Se tournant vers la Manche intimidante, l’homme décida de s’asseoir. Il sortit son journal. Quelqu’un remarqua que le quotidien était québécois. L’homme se mit à lire; l’animal à plumes fit semblant. Quand la première page fut tournée, l’ara se pencha à l’oreille de son maître, lui dit quelque chose que personne ne comprit et s’envola.

Aussitôt, la pluie s’abattit sur Le Havre et sur l’homme. Il ne bougea pas d’un poil, N’utilisa pas son parapluie. Il regardait au loin. Peut-être de l’autre côté de l’océan.

Après la tempête, on se rendit compte qu’il était mort.

L’enquêteur eut le mandat de découvrir qui était cet étrange inconnu.  Que faisait-il avant de s’asseoir pour regarder la mer ?

Marie-Ève Bourassa

Richard Migneault

 

 

 

 

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