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LES ANCRES NOIRES

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Brèves

« Karst » concourt au Prix des lecteurs 2018

David Humbert

Karst

Éditions Liana Levi

Paul Kubler, un ancien du 36 quai des Orfèvres, est muté à Rouen, sa ville natale. Promu lieutenant de police, sa nouvelle affectation a pourtant tout l’air d’une sanction disciplinaire et ses premiers dossiers n’ont pas de quoi le faire vibrer.

Mais un matin, tout change : les robinets des Rouennais crachent soudain une eau rose pâle, puis vert fluo. Accident ? Vandalisme ? Vengeance ? C’est la question à laquelle Kubler est chargé de répondre. Ses recherches vont le conduire jusqu’à Melody Dornier « la princesse du karst ». Celle-ci l’entraînera dans les mystérieux sous-sols de craie de la région pour découvrir qui pollue les sources. Et qui les protège.

Suspense, ton alerte, sens du détail caractérisent ce premier roman qui se lit facilement.

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« Morgane Mafia » concourt au Prix des lecteurs 2018

Pascal MILLET

Morgane Mafia

Édition Locus Solus

Univers peuplé de fées et de gnomes. Histoire fantastique plus que policière qui met en scène des personnages du cycle breton.

Sortilèges et dragons entrent aussi en scène sans oublier… la mafia japonaise.

Tout beau, tout chaud, le programme de PALP 2018 est paru…

Accéder au programme complet

« 19 500 dollars la tonne » concourt au Prix des lecteurs 2018

Jean-Hugues OPPEL

19 500 Dollars la tonne

Éditions La Manufacture des Livres

Qu’est-ce qui peut être commun entre une analyste de la CIA, un assassin professionnel, un cyberpirate et un trader sans scrupule ? On dit que l’argent fait tourner le monde et il se pourrait fort bien que ce soit vrai. On y apprend comment les banques travaillent avec notre argent (existe-t-il vraiment d’ailleurs ?)  Comment faire monter les cours des actions de certains groupes ? Comment influencer les cours des matières premières ou autres produits ?

Le roman est ancré dans l’actualité récente ce qui lui donne un aspect encore plus réel. Les personnages sont croqués de manière très réaliste. On se demande même s’ils ne sont pas inspirés de personnes qui existent vraiment…

« Le principe de parcimonie » concourt au Prix des lecteurs 2018

Mallock

Le principe de parcimonie

Édition Fleuve Noir

Dans cette cinquième enquête, Mallock va devoir affronter un psychopathe qui réunit tous les défauts de tous les monstres sanguinaires que le monde ait connu. C’est flippant, non ? Ajoutez à cela des pluies diluviennes qui transforment Paris en ville aquatique et vous aurez le décor complet.

Mallock nous livre un roman très riche et documenté en matière de technologies de l’investigation et en Histoire mais aussi très riche en émotions.

« Le chien arabe » concourt au Prix des lecteurs 2018

Benoit SEVERAC

Le chien Arabe

Éditions La Manufacture des Livres

L’auteur décide d’implanter son nouveau roman noir au cœur d’un quartier dit « sensible » au Nord de Toulouse – Les Izards. Un quartier comme tant d’autres qui entourent en général les grandes métropoles, un quartier où les pouvoirs publics ont baissé les bras et où les trafics sont légion. Depuis peu on y observe la montée inexorable de l’intégrisme religieux. Entre drogue et fanatisme, la guerre ne va pas tarder à éclater. Au centre, la population silencieuse : peur des représailles et soumission à la fatalité.

Le décor est planté

« Inquiétude » concourt au Prix des lecteurs 2018

Michèle LESBRE

Inquiétude

Édition du Chemin de Fer

Comment tendre une histoire puissante à partir de fils tenus ?

Un homme vit seul, reclus dans la grande ville. Des échos de chansons au loin, le pas de Barbara sur le pavé rythment ses nuits.  Barbara est sa voisine. Elle travaille dans un bar de nuit. Il l’observe obsessionnellement. Elle n’a plus l’âge d’une effeuilleuse mais il la trouve belle, de cette beauté fatiguée qui le bouleverse. Ce sont ces femmes-là qui l’émeuvent, des femmes au bord du naufrage. Celle-là semble vouloir résister mais il a deviné quelques indices d’une défaite imminente. Il n’en dort plus et s’est mis à la surveiller, surveiller l’heure de ses sorties, de ses retours, comme s’il s’attendait à sa disparition.

« Hôtel du Grand Cerf » concourt au Prix des lecteurs 2018

Franz BARTELT

Hôtel du Grand Cerf

Éditions du Seuil

L’hôtel du grand cerf à Reugny est tenu de mère en fille. Il a connu son heure de gloire  quand, il y a  près de 40 ans, une actrice de renom a été retrouvée assassinée. L’enquête avait conclu à un suicide. Depuis les propriétaires ont transformé la chambre où séjournait l’actrice en musée. Mais, quelques années plus tard, un meurtre est commis dans le village et apparait Vertigo Kulbertus  un inspecteur près de la retraite, personnage obèse et fier de l’être, farfelu, aux méthodes peu orthodoxes. Il va enquêter avec le jeune journaliste Nicolas Teque venu faire un documentaire sur cet évènement. Un roman policier dominé par l’humour,  la  poésie, des  personnages grotesques et touchants, inoubliables. Un beau cocktail pour un bon moment de lecture.

Meurtres pour mémoire, une grande soirée coréenne au Studio

Les Ancres noires et Cannibale Peluche vous invitent à  une soirée coréenne avec la projection de Memories of Murder de Bong Joon-Ho (2003) le vendredi 18 mai à 20 h 30 au Studio (Le Havre). Présentation et analyse filmique par Ludovic.

Memories of Murder, chef d’œuvre du cinéma policier sud-coréen, est un cocktail de genres inventif et original , à la fois macabre et burlesque, qui met en scènes deux flics antagonistes mais finalement complémentaires, avec en arrière-plan un contexte politique mouvementé entre dictature et démocratie.
Le film s’inspire de faits divers authentiques : dix femmes assassinées, toutes étranglées à l’aide de leurs sous-vêtements dans une petite ville éloignée de la capitale. Une affaire jamais élucidée, un meurtrier non identifié.
L’opposition entre les deux flics à qui le dossier est confié est nette et paraît même irréconciliable : Park, le flic local, rural, brut de décoffrage, intuitif se sent capable de démasquer un coupable au premier coup d’œil ; Seo, le flic venu de Seoul, se tourne plus volontiers vers les méthodes scientifiques et se veut très respectueux de la procédure. Peu à peu les lignes vont bouger. Chacun des inspecteurs va voir ses certitudes mises à mal. La détresse s’empare d’eux alors que le coupable reste insaisissable…
Le contexte politique sert le coupable qui peut s’esquiver pendant cette période trouble où la police n’hésite pas à recourir à la torture, où le pays est plongé dans une transition politique précaire proche de l’état d’urgence qui accapare la majeure partie des forces vives de la police.
« Bong Joon-Ho ne cache jamais la noirceur atroce de cette histoire – le film plonge sans cesse plus profond dans les ténèbres –, mais la ponctue de sidérantes parenthèses bouffonnes. La maladresse, la malchance, la malhonnêteté (sinon l’incompétence) des policiers confinent au burlesque… »
Bong Joon-Ho l’a reconnu lui-même : « L’idée que le (vrai) tueur (puisse voir) le film était dans la tête de toute l’équipe, la (sienne) en premier. » [ Télérama ]

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