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LES ANCRES NOIRES

« Le chien arabe » concourt au Prix des lecteurs 2018

Benoit SEVERAC

Le chien Arabe

Éditions La Manufacture des Livres

L’auteur décide d’implanter son nouveau roman noir au cœur d’un quartier dit « sensible » au Nord de Toulouse – Les Izards. Un quartier comme tant d’autres qui entourent en général les grandes métropoles, un quartier où les pouvoirs publics ont baissé les bras et où les trafics sont légion. Depuis peu on y observe la montée inexorable de l’intégrisme religieux. Entre drogue et fanatisme, la guerre ne va pas tarder à éclater. Au centre, la population silencieuse : peur des représailles et soumission à la fatalité.

Le décor est planté

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« Inquiétude » concourt au Prix des lecteurs 2018

Michèle LESBRE

Inquiétude

Édition du Chemin de Fer

Comment tendre une histoire puissante à partir de fils tenus ?

Un homme vit seul, reclus dans la grande ville. Des échos de chansons au loin, le pas de Barbara sur le pavé rythment ses nuits.  Barbara est sa voisine. Elle travaille dans un bar de nuit. Il l’observe obsessionnellement. Elle n’a plus l’âge d’une effeuilleuse mais il la trouve belle, de cette beauté fatiguée qui le bouleverse. Ce sont ces femmes-là qui l’émeuvent, des femmes au bord du naufrage. Celle-là semble vouloir résister mais il a deviné quelques indices d’une défaite imminente. Il n’en dort plus et s’est mis à la surveiller, surveiller l’heure de ses sorties, de ses retours, comme s’il s’attendait à sa disparition.

« Hôtel du Grand Cerf » concourt au Prix des lecteurs 2018

Franz BARTELT

Hôtel du Grand Cerf

Éditions du Seuil

L’hôtel du grand cerf à Reugny est tenu de mère en fille. Il a connu son heure de gloire  quand, il y a  près de 40 ans, une actrice de renom a été retrouvée assassinée. L’enquête avait conclu à un suicide. Depuis les propriétaires ont transformé la chambre où séjournait l’actrice en musée. Mais, quelques années plus tard, un meurtre est commis dans le village et apparait Vertigo Kulbertus  un inspecteur près de la retraite, personnage obèse et fier de l’être, farfelu, aux méthodes peu orthodoxes. Il va enquêter avec le jeune journaliste Nicolas Teque venu faire un documentaire sur cet évènement. Un roman policier dominé par l’humour,  la  poésie, des  personnages grotesques et touchants, inoubliables. Un beau cocktail pour un bon moment de lecture.

Meurtres pour mémoire, une grande soirée coréenne au Studio

Les Ancres noires et Cannibale Peluche vous invitent à  une soirée coréenne avec la projection de Memories of Murder de Bong Joon-Ho (2003) le vendredi 18 mai à 20 h 30 au Studio (Le Havre). Présentation et analyse filmique par Ludovic.

Memories of Murder, chef d’œuvre du cinéma policier sud-coréen, est un cocktail de genres inventif et original , à la fois macabre et burlesque, qui met en scènes deux flics antagonistes mais finalement complémentaires, avec en arrière-plan un contexte politique mouvementé entre dictature et démocratie.
Le film s’inspire de faits divers authentiques : dix femmes assassinées, toutes étranglées à l’aide de leurs sous-vêtements dans une petite ville éloignée de la capitale. Une affaire jamais élucidée, un meurtrier non identifié.
L’opposition entre les deux flics à qui le dossier est confié est nette et paraît même irréconciliable : Park, le flic local, rural, brut de décoffrage, intuitif se sent capable de démasquer un coupable au premier coup d’œil ; Seo, le flic venu de Seoul, se tourne plus volontiers vers les méthodes scientifiques et se veut très respectueux de la procédure. Peu à peu les lignes vont bouger. Chacun des inspecteurs va voir ses certitudes mises à mal. La détresse s’empare d’eux alors que le coupable reste insaisissable…
Le contexte politique sert le coupable qui peut s’esquiver pendant cette période trouble où la police n’hésite pas à recourir à la torture, où le pays est plongé dans une transition politique précaire proche de l’état d’urgence qui accapare la majeure partie des forces vives de la police.
« Bong Joon-Ho ne cache jamais la noirceur atroce de cette histoire – le film plonge sans cesse plus profond dans les ténèbres –, mais la ponctue de sidérantes parenthèses bouffonnes. La maladresse, la malchance, la malhonnêteté (sinon l’incompétence) des policiers confinent au burlesque… »
Bong Joon-Ho l’a reconnu lui-même : « L’idée que le (vrai) tueur (puisse voir) le film était dans la tête de toute l’équipe, la (sienne) en premier. » [ Télérama ]

« Prendre des loups pour des chiens » concourt au Prix des lecteurs 2018

Hervé LECORRE

Prendre les chiens pour des loups

Édition Rivages Noirs

Franck 25 ans sort de prison, suite à un braquage commis avec son frère Fabien. Il espère que ce dernier sera là, mais c’est Jessica la petite amie de Fabien qui l’attend. Son frère est en Espagne pour affaires.  Franck va séjourner dans la famille de Jessica, une famille  peu ordinaire, une famille toxique. Le père est un escroc, la mère incarne la mauvaiseté, la fille Jessica est nymphomane, névrosée, droguée. La petite fille Rachel, solitaire, silencieuse est le seul personnage réellement attachant. Franck qui aspirait à  reprendre une vie normale est tombé dans un nid de vipères et entraîné dans des règlements de comptes et autres magouilles. Il doit réagir…

C’est du pur roman noir. Tout au long du récit on frissonne, on sent la menace, la catastrophe imminente…

« Pays à vendre » concourt au Prix des lecteurs 2018

André BUCHER

Pays à vendre

Éditions Sabine Wespieser

Détective privé et paysan, Nils Baker tente de concilier cette double activité dans une vallée perdue des Alpes de Haute Provence. Comme il tente de résister aux  investisseurs sans scrupules, aux mafieux de l’immobilier, au tourisme de masse, à la mondialisation qui s’annonce implacable. Y a-t-il encore une place aux idéaux libertaires de mai 68, à l’amour, l’honneur, l’amitié, aux collectivités joyeuses ? Ou la tragédie et la défaite sont-elles inéluctables ?

Réédition d’un polar paru en 1988 où d’emblée André Bucher affirme son style et son originalité : le sens de la nature et des personnages solidement campés.

« Jim Morrison et le diable boiteux » concourt au Prix des lecteurs 2018

Michel EMBARECK

Jim Morrison et le diable boiteux

Édition L’Archipel

Le nom de Gene Vincent est inséparable de son hit intemporel, « Be-Bop-A-Lula ». En 1968 les fans lui réclament encore et toujours d’incarner « L’archange du chaos » en dépit de sa jambe atrophiée après un accident de moto. Lui, aspire à chanter des ballades à Las Vegas. Quant à Jim Morrison, l’emblématique chanteur des Doors qui voue un culte sans bornes à son aîné, il rêve d’en terminer avec la musique pour renaître à Paris dans la peau d’un poète ou d’un cinéaste.
Défonces suicidaires, bisbilles avec la justice, soucis conjugaux seront le ciment de leur amitié nourrie d’alcool, de drogue, d’errance et de blues. Une dérive rythmée dans le roman par les commentaires d’un vieil animateur radio qui a vécu en direct cette époque bénie où le rock’n’roll était bien plus qu’une musique à danser.

« Adieu mignonne » concourt au Prix des lecteurs 2018

Marie-Eve BOURASSA

Red light – Adieu Mignonne

Éditions VLB

Revenu blessé de la Grande guerre, opiomane, infirme et taciturne, l’ancien policier Eugène Duchamp se terre avec sa compagne Pei-Shan à l’étage d’une buanderie en plein cœur du quartier chinois de Montréal. Son quotidien sordide est chamboulé lorsqu’une jeune prostituée frappe à sa porte et le supplie de l’aider à retrouver son bébé, qu’on lui a volé. Fort réticent, Eugène accepte tout de même de mener l’enquête, qu’il espère facile à boucler. Mais c’est sans compter sur les mafias, qu’il trouve sur sa route à chaque coin de rues. On retrouve dans « Adieu Mignonne » tous les ingrédients d’un excellent polar : un personnage principal typique de la littérature noire, une intrigue superbement ficelée, une écriture fluide et parfois crue, une atmosphère aussi glauque que dans les meilleurs romans américains du début du XXe siècle.

« La daronne » concourt au Prix des lecteurs 2018

Hannelore CAYRE

La Daronne

Édition Métaillé

Une femme, la cinquantaine, par son travail d’interprète judiciaire, a l’occasion de devenir dealer.

Ça, c’est l’histoire et elle fonctionne très bien mais le plus de ce livre, c’est le ton, l’humour, pas toujours politiquement correct, sur des faits de société.

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