Diplômé en philosophie en 1954 ( université de Turin ) Umberto Eco s’intéresse à la scolastique médiévale puis à l’art d’avant-garde et à la culture populaire contemporaine…

Il est surtout connu du grand public comme romancier pour deux ouvrages : Le Nom de la Rose (1980) qui reçoit le Prix Strega [  prix littéraire italien fondé en 1947. Il est attribué annuellement à un livre paru en Italie ] et le Prix Médicis étranger ; et pour Le Pendule de Foucault (1988)

 

Le Nom de la Rose ( 1982 )  Il nome della rosa ( 1980 )

1327 – Le monde chrétien se déchire. Des bandes d’hérétiques sillonnent le pays. Guillaume de Baskerville, moine franciscain, ex-inquisiteur, se rend dans une abbaye bénédictine du Sud de la France pour prendre part à une rencontre entre franciscains qui prônent la pauvreté du Christ et des partisans du pape, amateur de richesse. L’abbaye est réputée pour la science de ses moines et la richesse des fonds de sa bibliothèque. La veille de l’arrivée de Guillaume, un moine a été assassiné. Plusieurs assassinats se succèdent. L’abbé confie à Guillaume de Baskerville, connu pour sa rigueur, son rationalisme, son désir de justice, son attrait pour la logique, le soin de mener l’enquête. Les tensions au sein de l’abbaye sont extrêmes et l’arrivée prévue de Bernard Gui, un inquisiteur cruel et implacable complique la tâche de Guillaume et de son assistant le jeune Adso de Melk.

Un personnage clé est le bibliothécaire aveugle, Jorge de Burgos. Pour lui le savoir, comme la religion est une chose sérieuse. Aussi le rire présente-t-il un danger pour l’homme. En effet au début du Moyen Age, le rire n’était pas admis. A cette époque, les érudits, majoritairement des moines suivaient les principes datant de l’Eglise Grecque qui qualifiaient le rire de démoniaque. Le rieur était considéré comme hérétique, le rire comme un manque de respect pour Jésus qui était le modèle de l’homme. Or aucun texte ne semblait  indiquer que Jésus ait pu rire. Ce n’est que plus tard, au XIIIe siècle, que Henri de Mondeville, un chirurgien, permet au rire et à l’humour d’être un peu mieux acceptés. ‘Le corps se fortifie par la joie et s’affaiblit par la tristesse.

Aristote aurait analysé le rire dans le Livre II de la Poétique… Ce livre a disparu.

Henri Bergson publie en 1900 Le Rire : essai sur la signification du comique. Le rire y est considéré comme une punition de la société envers les êtres qui s’écartent de la norme. On voit que les philosophes du rire n’étaient pas forcément des rigolos.

« Porté à l’écran par Jean-Jacques Annaud en 1986 avec Sean Connery dans le rôle de Guillaune de Baskerville, [ et Christian Slater dans le rôle d’Adso ] Le Nom de la Rose fait date dans l’histoire des romans policiers historiques. Umberto Eco n’est pas seulement un romancier, c’est surtout un érudit qui connaît son sujet sur le bout des doigts. Il entraine le lecteur dans une aventure à la fois philosophique et policière, où il est question d’Aristote, de liberté, d’injustice et de cyanure. Un roman exceptionnel. »          Lisa B. pour Babélio

« Sous sa forme amusante de roman policier et savante devinette érudite [ Le Nom de la Rose est ] un vibrant plaidoyer pour la liberté, pour la mesure, pour la sagesse, menacées de tous côtés par les forces de la déraison et de la nuit. »   Dominique Fernandez dans L’Express

Bonne lecture. Bon voyage.

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