ARNI THORARINSSON ( 1950 –       )

Árni Thórarinsson (en islandais : Árni Þórarinsson), né à Reykjavik, est un écrivain islandais, auteur de roman policier. Après un diplôme de littérature comparée à l’université d’East Anglia à Norwich, en Angleterre, Arni Thorarinsson devient journaliste. Il exerce dans différents grands journaux islandais. Il participe également à des jurys de festivals internationaux de cinéma et a été organisateur du Festival de cinéma de Reykjavík de 1989 à 1991.

Il est connu pour sa série policière ayant pour héros le journaliste Einar.

Série policière Einar

Le Temps de la sorcière ( 2007 ) – Tími nornarinnar (2005)

La vie est difficile quand on est alcoolique « en pause » et journaliste exilé, pour mauvais esprit, dans le nord de l’Islande. Pourtant, il se passe des choses dans ce grand nulle part bouleversé par la mondialisation et l’arrivée des émigrés. Un petit chien disparaît, une vieille dame téléphone pour dire que la mort accidentelle de sa fille arrange bien les affaires de son gendre. Des adolescents se suicident. Un reportage sur la troupe de théâtre du lycée est publié, et le jeune et talentueux acteur qui tient avec tant de conviction le rôle principal disparaît… Pour échapper aux chiens écrasés et aux radios-trottoirs, mais surtout pour contredire l’ambitieux rédacteur en chef qui le téléguide depuis la capitale, Einar enquête sur cette microsociété gangrénée par la corruption, la drogue et la « politique des cousins ». Il étudie le théâtre classique et découvre un présent inquiétant peuplé lui aussi, si on y regarde bien, de sorcières. Un roman noir plein d’humour, de vivacité et de suspense.                      Babelio

Le Dresseur d’insectes ( 2008 ) – Dauði trúðsins (2007)

Chaque année, la grande fête des commerçants d’Akureyri, au Nord de l’Islande, apporte son lot de gueules de bois, de dépucelages, d’agressions et de viols. Mais pour Einar, correspondant du Journal du soir, l’événement à couvrir se situe ailleurs : dans une vieille maison que l’on dit hantée, le corps d’une jeune blonde flotte dans une baignoire. Aucune disparition n’a pourtant été signalée…                                     lecerclepoints

Ce n’est pas l’enquête qui fait l’intérêt du Dresseur d’insectes, mais bien plutôt le monde rock et tendre d’Einar, journaliste à tout faire dans un coin paumé d’Islande, père à temps partiel d’une adolescente un peu trop fêtarde, psychologue amateur ou agent infiltré à ses heures… Comme le temps de la sorcière, ce deuxième opus nous montre l’autre Islande, bien éloignée des fjords et des geysers, celle des villes modernes, faite de violence, d’alcoolisme, de solitude, de secrets et d’illusions, mais aussi parfois de bons petits plats en famille, de moqueries complices entre collègues et de jeunes qui se construisent. La société d’aujourd’hui, en fait, mais préparée à la sauce islandaise… Un bon petit polar comme un bon petit plat donc, qui m’a donné envie, paradoxalement, de visiter Akureyri, d’écouter les Kinks, de m’acheter une perruche et de dîner avec des islandais aux noms improbables comme Gunnsa et Raggi !

Marple sur Babelio

 

Le Septième Fils ( 2010 ) – Sjöundi sonurinn (2008)

Les soirées sont longues dans le port d’Isafjördur, la capitale des fjords de l’ouest de l’Islande, quand on est chargé de traquer le scoop par un rédacteur en chef avide de sensationnel et qu’on rêve de retrouver sa nouvelle petite amie laissée à Reykjavik. Et puis on découvre que les bars des hôtels abritent des célébrités intéressantes, une séduisante vedette du football national et son copain d’enfance, qui le suit comme son ombre et profite de ses conquêtes, une chanteuse pop, qui a failli gagner le titre de Nouvelle Star, les groupies respectives de ces gens importants, et une petite troupe d’adolescents en révolte. Des maisons brûlent, des tombes sont profanées, des touristes lituaniens sont volés et soupçonnés de trafic de drogue, des droits de pêche ont été bradés, tout s’emballe, tandis qu’à Reykjavik on retrouve le corps d’un homme politique, nouvel espoir de la gauche et ex-mari de la mère de la presque Nouvelle Star. Einar, le correspondant du Journal du soir, malmené par la séduisante commissaire de police, mène l’enquête avec son air désabusé, sa nonchalance et une ironie qui lui permettent d’apprivoiser les témoins et de porter un regard sans préjugés sur les événements. Ce périple dans une Islande mondialisée nous montre les transformations d’une société au bord de la crise économique, et nous fait voyager au rythme du blues et du rock chers à l’auteur.                                                                           Babelio

Et aussi :

L’Ange du matin ( 2012 )

L’Ombre des chats ( 2014 )

Le Crime. Histoire d’amour ( 2016 )


 

ARNALDUR INDRIðASON ( 1961 –         )

Arnaldur Indriðason est un écrivain islandais à Reykjavik.

Arnaldur Indriðason publie son premier livre, Synir duftsins (littéralement « Fils de poussière », inédit en français) en 1997. Cette publication marque pour certains, comme Harlan Coben, le départ d’une nouvelle vague islandaise de fiction criminelle.

INTERVIEW D’ARNALDUR INDRIDASON ( extraits ) Propos recueillis par Mikaël Demets pour Evene.fr / Figaroscope 2008

En plus d’être un écrivain remarquable, Arnaldur Indridason a été le catalyseur de la « nouvelle vague » des auteurs islandais, entraînant dans son sillage Arni Thorarinsson ou Jòn Hallur Stefànsson, ouvrant les portes de l’Europe à des polars originaux, lunaires, dans lesquels le temps s’écoule précieusement.

Depuis ‘La Cité des jarres’, véritable point de départ de l’exportation dans toute l’Europe d’une littérature policière islandaise à la force jusque-là insoupçonnée, Arnaldur Indridason a su à chaque fois surprendre, intriguer, marquer son lecteur. Du magnifique et émouvant ‘La Femme en vert’ au sinistre ‘La Voix’, lugubre et glacé, jusqu’au dernier ‘Homme du lac’ qui lorgne vers le roman d’espionnage, l’écrivain islandais bâtit pierre après pierre une oeuvre remarquable à la noirceur pénétrante. L’intrigue policière n’est ici qu’un prétexte pour mettre en scène un monde gangrené par un passé lancinant, troublant, qui nous hante longtemps une fois le livre refermé.

« Peut-être que ce désir d’écriture sommeillait en moi depuis longtemps… Je suis devenu écrivain plutôt tard, j’avais environ 35 ans quand j’ai commencé. [ … ] Je ne sais pas si les écrivains que j’aime ont eu une réelle influence sur l’envie que j’ai pu avoir d’écrire. Cependant, les deux auteurs auxquels je fais systématiquement référence sont Maj Sjöwall et Per Wahlöö, deux écrivains suédois qui ont imaginé, dans les années 1960, les aventures de l’inspecteur Martin Beck. [ … ] …Beaucoup d’Islandais ont longtemps cru en une sorte d’innocence de leur société. Très peu de choses répréhensibles se produisaient, et le peu de faits divers ne pouvaient pas donner lieu à des histoires policières. Finalement, quand j’ai commencé à écrire, je n’ai pas pensé à tout ça. [ … ] Il a fallu beaucoup d’énergie pour résister à la pression contre le mainstream, pour remonter le courant de ce cliché sur les romans policiers. »

Série du commissaire Erlendur Sveinsson ( et de son équipe )

La Cité des jarres ( 2005 ) – Mýrin (2000)

Pourquoi l’inspecteur Erlendur use-t-il sa mauvaise humeur à rechercher l’assassin d’un vieil homme dans l’ordinateur duquel on découvre des photos pornographiques immondes et, coincées sous un tiroir, la photo de la tombe d’une enfant de quatre ans ? Pourquoi mettre toute son énergie à trouver qui a tué celui qui s’avère être un violeur ? Pourquoi faire exhumer avec quarante ans de retard le cadavre de cette enfant? A quoi sert cette collection de bocaux contenant des organes baptisés pudiquement la Cité des Jarres ? Pourquoi nos enfants nous font-ils toujours souffrir ?                Pourquoi partout dans le monde la vie de flic est toujours une vie de chien mal nourri ? Ce livre écrit avec une grande économie de moyens transmet le douloureux sens de l’inéluctable qui sous-tend les vieilles Sagas. Il reprend leur humour sardonique, l’acceptation froide des faits et leurs conséquences lointaines.                              Babelio

[ … ] cette enquête est l’occasion pour Erlendur de revenir sur son passé au moment où il fouille dans celui de la victime. Sa fille, Eva Lind, refait surface, en pleine crise, et lui lance des signaux pour essayer de – décrocher de la drogue. « Le personnage d’Eva, qui paraît secondaire, est central et permet une synthèse de tous les thèmes du roman. Elle est celle par qui la vie reprend le dessus, et prend en charge le passé sans le nier ni en rester prisonnière. » L’enquête d’Erlendur le conduit en effet dans des recoins peu reluisants de la vie islandaise. Très vite, il s’aperçoit que la victime, Holberg, a commis un viol et que l’enfant qui en est issu est mort en bas âge, ce qui a conduit sa mère à se donner la mort. Le patient travail de l’inspecteur va l’amener dans des endroits qui, au propre et au figuré, ne sentent pas bon. » (extrait d’un article de L’Humanité, 10 février 2005)

Prix Clé de verre du roman noir scandinave  / Prix Mystère de la critique 2006 / Prix Cœur noir

La Femme en vert ( 2006 ) – Grafarþögn (2001)

Dans un jardin sur les hauteurs de Reykjavik, un bébé mâchouille un objet étrange… Un os humain ! Enterré sur cette colline depuis un demi-siècle, le squelette mystérieux livre peu d’indices au commissaire Erlendur. L’enquête remonte jusqu’à la famille qui vivait là pendant la Seconde Guerre mondiale, mettant au jour les traces effacées par la neige, les cris étouffés sous la glace d’une Islande sombre et fantomatique…                                                                  Babelio

 

Arnaldur Indriðason  « articule son roman entre l’enquête policière actuelle et la vie dans les années 40 de la famille habitant dans cette maison reposant sur cette colline islandaise. Le jeu de ping-pong entre présent et passé dure miraculeusement jusqu’à la toute fin du roman pour nous délivrer le mystère de la femme en vert. Je parle de petit miracle car l’auteur délivre par petites touches subtiles un récit parfaitement construit et captivant de bout en bout. A travers le drame familial d’Erlendur d’une part et le calvaire enduré par cette famille de Grafarholt durant la seconde guerre mondiale d’autre part, Indriðason réussit à nous embarquer dans son univers totalement inhumain et pourtant très touchant. »                                                                             jeranjou sur Babelio

 

Prix Clé de verre du roman noir scandinave / Gold Dagger Award 2005 – Crime Writers’ Association of Great Britain / Grand prix des lectrices de Elle 2007

La Voix ( 2007 ) – Röddin (2002)

Le Père Noël a été assassiné juste avant Le goûter d’enfants organisé par L’hôtel de luxe envahi de touristes, alors s’il vous plaît, commissaire, pas de vagues. C’est mal connaître le commissaire Erlendur. Déprimé par les interminables fêtes de fin d’année, il s’installe à l’hôtel et mène son enquête à sa manière rude et chaotique. Les visites de sa fille, toujours tentée par la drogue, ses mauvaises fréquentations, permettent au commissaire de progresser dans sa connaissance de la prostitution de luxe, et surtout il y a cette jolie laborantine tellement troublante qu’Erlendur lui raconte ses secrets.Le Père Noël était portier et occupait une petite chambre dans les sous-sols depuis vingt ans, peu avant on lui avait signifié son renvoi. Mais il n’avait pas toujours été un vieil homme, il avait été Gulli, un jeune chanteur prodige, une voix exceptionnelle, un ange. Les 45 tours enregistrés par le jeune garçon, cette voix venue d’un autre monde, ouvrent la porte à des émotions et des souvenirs, à des spéculations de collectionneurs, à la découverte des relations difficiles et cruelles entre les pères et les fils. Un roman dense et fort qui émeut profondément.                                 Senscritique

Prix suédois du roman policier 2005 / Grand prix de littérature policière 2007 / Trophée 813 du Meilleur roman étranger 2007

L’Homme du lac ( 2008 ) Kleifarvatn (2004)

Prix du polar européen du Point 2008 / Palmarès Barry Award – Meilleur roman dans la catégorie Thriller 2009

Hiver arctique ( 2009 ) – Vetrarborgin (2005)

 

Et beaucoup d’autres romans à déguster…


YRSA SIGURDARðOTTIR ( 1963 –      )

Vilborg Yrsa Sigurðardóttir, née 1963 à Reykjavik, est une écrivaine islandaise. Elle exerce son métier d’ingénieur civil en Islande parallèlement à son métier d’écrivain. L’œuvre d’Yrsa Sigurðardóttir est composée d’ouvrages destinés aux enfants et de romans policiers.

Ultimes Rituels ( 2011 )  – Þriðja táknið ( 2005 )

Novembre 2005, Reykjavik. Un étudiant allemand est retrouvé mort, atrocement mutilé. Le jeune homme étudiait l’histoire islandaise et portait un intérêt tout particulier à ses heures les plus sombres. Sa famille ne se satisfait pas des conclusions de la police et décide de louer les services de l’avocate islandaise Thora Gudmundsdottir et de l’ancien inspecteur Matthew Reich, un Allemand, afin qu’ils poussent l’enquête plus avant. Elle est sociable et insouciante ; lui est rigide et sévère. Leur enquête parallèle révèle que l’étudiant assassiné avait recueilli des informations conséquentes au sujet de documents très anciens, et qu’il était membre d’un mystérieux groupuscule, composé d’Islandais fascinés par les événements historiques liés aux méthodes de torture et d’exécution. En outre, le jeune homme avait retiré une importante somme d’argent sur un compte à son nom et était sur le point d’acheter un équipement de sorcellerie. Qui a pu vouloir sa mort? Quel lien existe-t-il entre cette tragédie et les événements atroces qui se sont déroulés par le passé? On assiste ici aux débuts d’Yrsa Sigurdardottir dans l’univers du roman policier. A en croire les critiques, Ultimes rituels est « un roman policier parfaitement réussi », « impossible à lâcher », « intelligemment écrit » et mettant en scène « un personnage envoûtant ». Publié en Islande en 2005, Ultimes rituels a connu un succès inouï et est resté depuis en tête des ventes, il est en cours de traduction dans plus de trente langues.

Bien mal acquis ( 2012 ) – Sér grefur gröf  ( 2006 )

4ème de couverture (Anne Carrière):Un meurtre a été commis dans une ferme récemment rénovée. Une ferme qui avait la réputation d’être hantée. L’avocate Thóra Gundmundsdóttir est engagée par le propriétaire, principal suspect dans l’affaire, pour le représenter. Son enquête fait bientôt resurgir à la lumière le passé macabre de l’endroit.

Bien mal acquis consacre le retour de l’attachante avocate Thóra dans un nouveau thriller aussi astucieux que terrifiant. »                                                4e de couverture Anne Carrère

« Dans la péninsule de Snæfellsness, personne ne raconte d’histoires de fantômes aux enfants pour leur faire peur. Il n’y a plus d’enfants. Ceux dont on entend les pleurs la nuit sont morts depuis longtemps… Convaincu que son hôtel est hanté et sa clientèle menacée, Jonas invite l’avocate Thóra Gundmundsdóttir à enquêter sur le passé macabre des lieux. A son arrivée, on recense une première victime… »                       

  4ème de couverture Points policier

« Vous est-il arrivé d’avoir l’impression que quelqu’un vous épie, tapi dans l’ombre ? »

Pour son deuxième roman, Yrsa Sigurðardóttir nous donne l’occasion, heureuse, de retrouver l’avocate Þóra, son héroïne, mais aussi Matthew, l’ancien flic allemand, avec qui elle a noué une relation, suffisamment forte pour qu’il vienne la rejoindre pour une visite en Islande. Leurs relations, faites d’affection et d’estime sont toujours saupoudrées d’ironies et de sarcasmes, pour la joie du lecteur.

Si le premier roman nous plongeait dans l’univers des sorcières, celui-ci nous conduit dans le monde du New-Age, de l’astrologie et des fantômes. Là aussi, les anciennes croyances font surface et révèlent une société islandaise pas si moderne que cela, prête à s’en remettre aux esprits, aux trolls, etc.

Yrsa remonte le temps pour débuter son histoire en 1945, par une scène particulièrement affreuse et poignante. Puis, le chapitre 2 nous ramène en 2006, où se déroule l’enquête. Pour cette histoire, Þóra doit résoudre deux assassinats afin de sauver son client vers qui les soupçons de la police convergent. L’atmosphère de mystère est pesante. Outre des rituels magiques, comme le fait de planter des épingles dans les pieds des morts, des spectres viennent visiter les vivants et des pleurs de bébés morts s’élèvent sur les champs de lave, la nuit. Va-t-on basculer dans le fantastique ? Même la personnalité terre-à-terre de Matthew va en être ébranlée. Les dernières lignes, à ce propos, sont savoureuses.

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Je sais qui tu es ( 2012 ) – Ég man þig ( 2010 )

Trois amis s’embarquent pour une drôle d’aventure: retaper en plein hiver une maison abandonnée à Hesteyri, village désert de la région des fjords, à l’ouest de l’Islande, pour le transformer en gîte estival. Chacun a des motivations très différentes pour s’imposer ce défi : Gardar y voit l’occasion de s’en sortir et de regagner l’admiration de sa femme, Katrín, qui l’accompagne par pure solidarité conjugale. Leur amie Lif les suit, c’est pour elle une chance de faire le deuil de son mari, récemment décédé. Tous trois ont une chose en commun: ils s’attendaient à être seuls. De l’autre côté du fjord, la police fait appel à Freyr, un psychiatre brisé par la disparition mystérieuse de son fils, trois ans auparavant, pour éclaircir les circonstances troubles du suicide d’une vieille femme. Il ne s’attendait pas à ce que cette enquête le ramène à son drame personnel. La rencontre de ces deux histoires fait naître un thriller angoissant.             Babelio

Indésirable  ( 2016 ) – Kuldi ( 2012 )

Employé d’un obscur bureau gouvernemental islandais, Óðinn est chargé d’enquêter sur Krókur, un foyer éducatif réservé aux adolescents à problèmes dans les années 1970. L’établissement est fermé depuis longtemps, mais des abus mis au jour dans d’autres centres incitent l’État à passer ces foyers au peigne fin pour éviter tout nouveau scandale. Une chape de silence semble peser sur Krókur, mais peu à peu Óðinn découvre que de sombres secrets entourent les anciens pensionnaires. À l’époque, deux jeunes garçons y avaient mystérieusement trouvé la mort, asphyxiés dans une voiture. Et personne ne sait vraiment ce qui est arrivé au bébé du couple qui gérait le foyer, disparu le jour de sa naissance, et dont le destin macabre semble encore hanter les lieux. À mesure qu’il creuse l’affaire, Óðinn se met à entendre des voix, comme si les fantômes du passé, réveillés contre leur gré, s’insinuaient dans sa propre vie. La bouche d’ombre susurre à son oreille, et lentement tout bascule. Le doute, frère du malaise, rogne peu à peu les fragiles certitudes de son existence : la mort récente de son ex-femme était-elle vraiment un accident ? Et qu’a vraiment vu sa fille de onze ans ce jour-là ? Jouant habilement des ressorts du surnaturel, Yrsa Sigurðard-ottir, voix singulière de la littérature policière islandaise, signe un thriller spectral et glaçant.

Babelio

Réjouissant polar ! Parce que malin, habilement écrit, suffisamment machiavélique et franchement malin ! Ça commence par un chapitre intitulé « FIN » et pourtant, l’intrigue glaciale ne fait que commencer ! Pourquoi Óðinn se suicide-t-il aux gaz d’échappement dans un garage en compagnie de sa fille ? Cela a-t-il un lien avec la défenestration de son ex-femme ou avec l’enquête sur les sévices pratiqués dans les foyers de redressement qu’il effectue ? J’ai adoré cette intrigue qui superpose deux époques (1974 et le récit contemporain), qui noue savamment les fils entre les personnages, jamais manichéens, le tout dans une atmosphère islandaise, comme je les aime de plus en plus ! Ici, un brin de paranormal nous emmène dans des théories qui s’effondrent les unes après les autres, les personnages ayant chacun à faire face à leurs propres démons, et l’atmosphère quoique glaciale et angoissante est surtout captivante !

virginie-musarde sur Babelio

 

 

 

 

 

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